{"id":2843,"date":"2025-04-07T12:54:42","date_gmt":"2025-04-07T10:54:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/commonwealth-des-nations-etats-unis\/"},"modified":"2025-11-13T15:35:16","modified_gmt":"2025-11-13T14:35:16","slug":"commonwealth-des-nations-etats-unis","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/fr\/commonwealth-des-nations-etats-unis\/","title":{"rendered":"Commonwealth des nations \/ \u00c9tats-Unis"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-group page-hero has-background is-vertical is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-ce155fab wp-block-group-is-layout-flex\" style=\"background-color:#00a3e0\">\n<div class=\"wp-block-group is-vertical is-content-justification-left is-layout-flex wp-container-core-group-is-layout-58227553 wp-block-group-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full hero-image\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"791\" height=\"497\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/FLugzeug.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-561\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/FLugzeug.png 791w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/FLugzeug-300x188.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/FLugzeug-768x483.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 791px) 100vw, 791px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-ast-global-color-4-color has-text-color has-link-color wp-elements-b5be9b0022782dfb977bba45c8b0337e\"><\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Photo d\u2019en-t\u00eate : Avion de chasse britannique abattu \u00e0 Merl, en banlieue de la Ville de Luxembourg. \u00a9 ANLux 005\u201101\u2011107 <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-f8a2af9c5db331c9faf227efad02744d\" style=\"margin-top:var(--wp--preset--spacing--50)\">Sauvetage d\u2019aviateurs alli\u00e9s<\/h2>\n\n<p>On estime que plus de 300 appareils alli\u00e9s \u2013 bombardiers et avions de chasse \u2013 furent abattus au\u2011dessus du Luxembourg durant la guerre, ainsi que plusieurs centaines dans les Ardennes belges. Ces appareils faisaient partie des campagnes a\u00e9riennes alli\u00e9es, comme les bombardements et l\u2019op\u00e9ration de lib\u00e9ration de l\u2019Europe occidentale. Cet espace a\u00e9rien \u00e9tait une cible fr\u00e9quente des d\u00e9fenses antia\u00e9riennes allemandes et de la Luftwaffe. Beaucoup d\u2019avions s\u2019\u00e9cras\u00e8rent dans les for\u00eats et les champs ; certains membres des \u00e9quipages surv\u00e9curent, d\u2019autres furent captur\u00e9s ou p\u00e9rirent tragiquement.<br\/><br\/>Les aviateurs alli\u00e9s ayant saut\u00e9 en parachute et atterri en s\u00e9curit\u00e9 \u00e9taient souvent cach\u00e9s initialement par des fermiers ou des civils, puis remis \u00e0 la r\u00e9sistance, qui les gardait dans un r\u00e9seau de maisons s\u00fbres. Ils \u00e9taient ensuite conduits en Belgique puis remis \u00e0 l\u2019Arm\u00e9e Blanche belge pour \u00eatre rapatri\u00e9s en Angleterre via des routes \u00e9prouv\u00e9es traversant la France, l\u2019Espagne et le Portugal.<br\/><br\/>Pierre Schon et ses compagnons de la LPL aid\u00e8rent plusieurs de ces aviateurs alli\u00e9s, leur fournissant de fausses identit\u00e9s\u202f; Pierre allait jusqu\u2019\u00e0 c\u00e9der ses propres v\u00eatements pour qu\u2019ils puissent passer pour des civils. En avril 1943, apr\u00e8s avoir fui la Gestapo, il op\u00e9rait depuis le c\u00f4t\u00e9 belge de la fronti\u00e8re. Voici des exemples tir\u00e9s des archives des \u00c9tats-Unis.  <br\/><br\/>D\u00e9but d\u00e9cembre 1943, Pierre cacha un pilote canadien dont l\u2019avion s\u2019\u00e9tait \u00e9cras\u00e9 \u00e0 Haversin\u2011Buissonville, dans les Ardennes belges. Il s\u2019agissait de David Smith, originaire de Winnipeg. Pierre s\u2019occupa de lui durant 3 \u00e0 4 jours, lui fournit des v\u00eatements civils \u2013 notamment une gabardine \u2013 dans le Petit Caf\u00e9 de Havrenne (Rochefort), puis le remit \u00e0 Jan Collard \u00e0 Bastogne. Dix jours plus tard, le pilote partit pour Bruxelles en compagnie de Jules Dominique, figure connue de la R\u00e9sistance et recruteur de Pierre.     <br\/><br\/>Le 4 f\u00e9vrier 1944, Aloyse Kremer remit trois pilotes am\u00e9ricains \u00e0 Pierre. Leurs noms : Joe Kerpan, Robert Korch et Donald Toye, ce dernier originaire de l\u2019Oregon. Ils furent conduits \u00e0 travers la fronti\u00e8re avec quarante Luxembourgeois. Pierre leur fournit de fausses cartes d\u2019identit\u00e9 et donna \u00e0 l\u2019un d\u2019eux son nouveau manteau en gabardine. Selon Donald Toye, les trois aviateurs prirent le train pour Bastogne et furent, le soir m\u00eame, emmen\u00e9s \u00e0 Herve par le cur\u00e9 du village, o\u00f9 ils rest\u00e8rent cinq jours dans sa maison. Le pr\u00eatre \u00e9tait le chef d\u2019un groupe de r\u00e9sistance. Ils re\u00e7urent de fausses pi\u00e8ces d\u2019identit\u00e9 et, le 24 avril, furent transf\u00e9r\u00e9s dans un camp de maquis de l\u2019Arm\u00e9e blanche. Pierre confirma que le camp, ou maquis, o\u00f9 ils avaient \u00e9t\u00e9 conduits \u00e9tait le camp de Haversin, dirig\u00e9 par la r\u00e9sistance belge.       <br\/><br\/>Au printemps 1944, \u00e0 l\u2019approche de l\u2019invasion alli\u00e9e de la France, la ligne <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/R%C3%A9seau_Com%C3%A8te\">Com\u00e8te<\/a>, en concertation avec MI9, d\u00e9cida de cesser les \u00e9vacuations et de regrouper les aviateurs dans des Maquis, o\u00f9 ils pourraient attendre l\u2019arriv\u00e9e des arm\u00e9es alli\u00e9es.<br\/><br\/>Le 5 f\u00e9vrier 1944, un bombardier am\u00e9ricain atterrit pr\u00e8s de Ottr\u00e9 Vielsalm, pr\u00e8s de Bastogne en Belgique. Pierre, accompagn\u00e9 de ses camarades Jos Tholl et Paul Cormotte, partit \u00e0 la recherche du lieu du crash et retrouva le mitrailleur de l\u2019avion. Ils l\u2019habill\u00e8rent avec de nouveaux v\u00eatements civils et le confi\u00e8rent \u00e0 Fran\u00e7ois Charlier \u00e0 Hebronval, o\u00f9 les six autres membres de l\u2019\u00e9quipage avaient \u00e9t\u00e9 rassembl\u00e9s. Les pilotes furent ensuite h\u00e9berg\u00e9s \u00e0 l\u2019Institut des Sourds-Muets de Sierneux. Malheureusement, l\u2019\u00e9tablissement fut victime d\u2019une descente de la Gestapo, et on ne sait pas clairement ce qu\u2019il est advenu des sept aviateurs par la suite.    <br\/><br\/>En juin 1944, Aloyse Kremer et Pierre Kergen firent passer trois pilotes \u2013 Edgar\u202fMichaud (Canadien), Alan\u202fBest et Ronald\u202fDawson (Britanniques) \u2013 depuis Luxembourg jusqu\u2019\u00e0 Limerl\u00e9, en Belgique. Ils avaient \u00e9t\u00e9 cach\u00e9s \u00e0 la ferme de la famille Schon. Pierre leur fournit de faux papiers et 200 francs chacun. Ils furent ensuite conduits au Maquis du Lion Rouge, dirig\u00e9 par Jules Dominique. Deux poursuivirent leur route, tandis qu\u2019Alan Best resta avec le maquis jusqu\u2019\u00e0 la lib\u00e9ration.     <\/p>\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Photo : De gauche \u00e0 droite \u2013 Eug\u00e8ne et Aloyse Kremer (LPL), Pierre Schon (LPL), Edgar Michaud (aviateur canadien), Pierre Kergen (LPL), Ferd Hansen (r\u00e9fugi\u00e9 de Clervaux), Alan Best (aviateur britannique), Ronald Dawson (aviateur britannique) et Batty Mutsch (LPL). Le groupe venait d\u2019arriver de Luxembourg \u00e0 la gare de Limerl\u00e9 (Belgique). <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"697\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/F-res-nb-3003-DET1-1024x697.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-495\" style=\"width:788px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/F-res-nb-3003-DET1-1024x697.jpg 1024w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/F-res-nb-3003-DET1-300x204.jpg 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/F-res-nb-3003-DET1-768x523.jpg 768w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/F-res-nb-3003-DET1-1536x1046.jpg 1536w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/F-res-nb-3003-DET1-2048x1394.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Photo fournie par le Mus\u00e9e national de la R\u00e9sistance et des Droits humains, Luxembourg.<\/p>\n\n<p>En mai 1944, Jos Racke confia \u00e0 Pierre un pilote canadien. Pierre lui donna de faux papiers et 500 francs, et l\u2019accompagna de la fronti\u00e8re belge avec Michel Kirtz. Le pilote fut remis au maquis o\u00f9 il resta jusqu\u2019\u00e0 la lib\u00e9ration.  <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-2c081e2c081ac75e9ad44630213b32cf\">D\u00e9corations<\/h2>\n\n<p>Peu apr\u00e8s la guerre, Pierre re\u00e7ut deux lettres de remerciements officielles : l\u2019une sign\u00e9e par le g\u00e9n\u00e9ral Eisenhower (\u00c9tats-Unis), l\u2019autre par le commandant adjoint des forces exp\u00e9ditionnaires alli\u00e9es (Commonwealth), exprimant leur gratitude pour son aide aux soldats et aviateurs alli\u00e9s dans l\u2019\u00e9vasion de l\u2019ennemi. <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"735\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-735x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-661\" style=\"width:447px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-735x1024.jpg 735w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-215x300.jpg 215w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-768x1070.jpg 768w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-1103x1536.jpg 1103w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-1470x2048.jpg 1470w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/CertEisenhower-2-scaled.jpg 1838w\" sizes=\"auto, (max-width: 735px) 100vw, 735px\" \/><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-999f66d8da0b2b9d88a7c82db4b8666c\">Les maquis sous attaque allemande<\/h2>\n\n<p>En printemps et \u00e9t\u00e9 1944, on comptait environ 20 maquis actifs dans les Ardennes belges, qui intensifi\u00e8rent leurs actions de sabotage \u00e0 mesure que les troupes alli\u00e9es progressaient \u00e0 travers l\u2019Europe. Ces camps \u00e9taient compos\u00e9s de Belges et de Luxembourgeois courageux, ces derniers ayant fui la conscription forc\u00e9e dans l\u2019arm\u00e9e allemande ou \u00e9tant d\u2019anciens prisonniers politiques en cavale. Pierre Schon, chef du maquis pr\u00e8s de Lavacherie, et ses maquisards, faisaient partie de ce r\u00e9seau tr\u00e8s actif.   <br\/><br\/>Ces camps \u00e9taient bien plus qu\u2019une simple nuisance pour l\u2019occupant nazi : ils perturbaient en permanence des lignes d\u2019approvisionnement vitales. \u00c0 peine une ligne de chemin de fer ou une route strat\u00e9gique \u00e9tait-elle r\u00e9par\u00e9e qu\u2019un nouvel acte de sabotage venait la d\u00e9truire \u00e0 nouveau. <br\/><br\/>Plusieurs camps furent d\u00e9couverts, attaqu\u00e9s et d\u00e9mantel\u00e9s \u00e0 la suite de trahisons ou de reconnaissances effectu\u00e9es par les forces allemandes. Parmi eux : le Camp de Chenet, le Camp d\u2019Ebly, le Camp de Genevaux, le Camp de Lierneux, le Camp de Mussy et le Camp de Rulles. De nombreux r\u00e9sistants furent bless\u00e9s ou tu\u00e9s lors des combats, d\u2019autres captur\u00e9s et ex\u00e9cut\u00e9s, et quelques chanceux furent envoy\u00e9s dans des camps ou prisons d\u2019o\u00f9 ils surv\u00e9curent jusqu\u2019\u00e0 la lib\u00e9ration. (Source : <a href=\"http:\/\/www.ons-jongen-a-meedercher.lu\/uploads\/media\/document\/0001\/46\/c796e808718bbcde2162c1332a8245048b450a15.pdf\">Pierre Kergen<\/a>, membre de la r\u00e9sistance LPL)   <br\/><br\/>En mai 1945, le g\u00e9n\u00e9ral Eisenhower, commandant supr\u00eame des forces alli\u00e9es en Europe et artisan de la lib\u00e9ration de l\u2019Europe de l\u2019Ouest, r\u00e9suma l\u2019importance des mouvements de r\u00e9sistance en soulignant leur r\u00f4le strat\u00e9gique dans le succ\u00e8s des op\u00e9rations alli\u00e9es.<br\/>\u00ab La perturbation des communications ferroviaires ennemies, le harc\u00e8lement des d\u00e9placements routiers allemands et la pression constante et croissante exerc\u00e9e sur les services de s\u00e9curit\u00e9 allemands \u00e0 travers toute l&rsquo;Europe occup\u00e9e ont jou\u00e9 un r\u00f4le tr\u00e8s important dans notre victoire totale et d\u00e9finitive. \u00bb<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"787\" height=\"411\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/QuoteEisenhower-1.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-696\" style=\"width:533px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/QuoteEisenhower-1.png 787w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/QuoteEisenhower-1-300x157.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/QuoteEisenhower-1-768x401.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 787px) 100vw, 787px\" \/><\/figure>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-9de8278f7b375b018c9793b479f56bf9\">La famille Kergen<\/h2>\n\n<p>La ferme de la famille Kergen se trouvait dans le petit village de Sassel, \u00e0 seulement 7 km de Clervaux et 9 km de Doennange, o\u00f9 la famille Schon poss\u00e9dait \u00e9galement une ferme. En juillet 1941, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 19 ans, le fils a\u00een\u00e9, Pierre Kergen, fut accueilli dans le groupe LPL Nord par son cofondateur Josy Fellens. Vrais patriotes, les Kergen maintinrent deux cachettes sur leur propri\u00e9t\u00e9 et, au p\u00e9ril de leur vie, abrit\u00e8rent des dizaines et des dizaines de fugitifs entre 1941 et 1944.  <\/p>\n\n<p>Comme son homonyme Pierre Schon, Pierre Kergen devint un passeur chevronn\u00e9, escortant plus d\u2019une centaine de personnes en s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 travers la fronti\u00e8re belge. Avec ses fid\u00e8les compagnons Eug\u00e8ne Kremer et Batty Mutsch, l\u2019\u00e9quipe acquit rapidement une r\u00e9putation de courage et d\u2019efficacit\u00e9.<br\/>Outre ses activit\u00e9s de passeur, Kergen occupa aussi la fonction d\u2019agent de liaison pour le renseignement, dans un r\u00e9seau clandestin belgo-luxembourgeois, tout comme Pierre Schon, et fut \u00e9galement membre de la r\u00e9sistance belge pendant une courte p\u00e9riode.  <\/p>\n\n<p>\u00c0 partir de 1943, les deux Pierre collabor\u00e8rent \u00e9troitement. Depuis la Belgique, Schon recevait et guidait les fugitifs que Kergen et ses compagnons avaient fait passer du Luxembourg, poursuivant leur voyage vers des camps de r\u00e9sistance cach\u00e9s dans les for\u00eats. Tous deux furent contraints de fuir vers la Belgique lors de la contre-offensive allemande et pass\u00e8rent les derniers jours de 1944 ensemble, non plus en tant que r\u00e9sistants actifs, mais en se faisant passer pour r\u00e9fugi\u00e9s.  <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-ab60ae062e2762d365e23e03399cdc38\">Un acte de repr\u00e9sailles inattendu<\/h2>\n\n<p>Clervaux et les villages environnants furent lib\u00e9r\u00e9s pour la premi\u00e8re fois par les forces am\u00e9ricaines le 10 septembre 1944, permettant \u00e0 la population des Ardennes luxembourgeoises de go\u00fbter enfin \u00e0 une libert\u00e9 tant attendue. Les habitants accueillirent leurs lib\u00e9rateurs am\u00e9ricains \u00e0 bras ouverts, une marque de gratitude qui n\u2019\u00e9chappa pas \u00e0 une unit\u00e9 SS surveillant le village frontalier de Kalborn. <\/p>\n\n<p>Le 22 septembre, dans le brouillard matinal, les SS firent une descente sur la maison des Hoelpes, o\u00f9 plusieurs familles s\u2019\u00e9taient r\u00e9fugi\u00e9es dans la cave. Frustr\u00e9 par leur retraite jusqu\u2019\u00e0 la fronti\u00e8re allemande, le commandant SS, d\u00e9sireux de se venger, d\u00e9cida de punir la population locale. Les soldats forc\u00e8rent les habitants \u00e0 sortir de la maison et, sans piti\u00e9, ex\u00e9cut\u00e8rent sept jeunes hommes sous une pluie de balles. Leurs corps s\u2019effondr\u00e8rent dans un petit \u00e9tang. Parmi les victimes se trouvaient quatre fr\u00e8res de la famille Hoelpes. Un cinqui\u00e8me fr\u00e8re, \u00e2g\u00e9 de seulement treize ans, fut \u00e9pargn\u00e9 \u00e0 la derni\u00e8re minute, le commandant SS le jugeant trop jeune pour \u00eatre fusill\u00e9.     <\/p>\n\n<p>Le massacre provoqua une onde de choc dans toute la r\u00e9gion. Lorsque les Allemands lanc\u00e8rent leur contre-offensive le 16 d\u00e9cembre, le souvenir de cette atrocit\u00e9 poussa de nombreux jeunes hommes \u00e0 fuir vers la Belgique, pr\u00e9f\u00e9rant l\u2019incertitude de l\u2019exil au risque d\u2019ex\u00e9cution par les nazis de retour. L\u2019\u00e9v\u00e9nement laissa une trace ind\u00e9l\u00e9bile chez les survivants. Pierre Schon, r\u00e9volt\u00e9 par ce drame, parlera du massacre insens\u00e9 de ces jeunes hommes sans d\u00e9fense.   <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-2ad20d73a24fdc53381b876be6b1ea5d\">Les convois de r\u00e9fugi\u00e9s vers la Belgique<\/h2>\n\n<p>De mi-septembre \u00e0 mi-d\u00e9cembre 1944, de nombreuses fermes de la r\u00e9gion de l\u2019Oesling h\u00e9berg\u00e8rent les troupes am\u00e9ricaines, offrant des chambres, granges et d\u00e9pendances comme logements. Pierre, qui parlait assez bien l\u2019anglais, \u00e9changea r\u00e9guli\u00e8rement avec les soldats am\u00e9ricains. Ils partageaient une m\u00eame compr\u00e9hension du combat arm\u00e9 : tous affrontaient le m\u00eame ennemi.<br\/><br\/>Les Allemands lanc\u00e8rent leur contre-offensive surprise dans la matin\u00e9e du 16 d\u00e9cembre. Pendant la nuit du 16 au 17 d\u00e9cembre, les troupes am\u00e9ricaines re\u00e7urent l\u2019ordre radio de se replier. Pierre r\u00e9agit imm\u00e9diatement, quittant les lieux avec les Am\u00e9ricains, sachant qu\u2019il lui faudrait fuir \u00e0 nouveau en Belgique pour \u00e9viter une mort certaine en cas de retour soudain des nazis.      <\/p>\n\n<p>Pour rendre service au C.I.C., (Counter Intelligence Corps &#8211; service de renseignement der l`arm\u00e9e americaine), Pierre accepta de guider les convois de r\u00e9fugi\u00e9s, de plus en plus nombreux, vers la s\u00e9curit\u00e9 en Belgique. Ces convois \u00e9taient constitu\u00e9s de civils \u00e0 pied, de personnes avec des bicyclettes ou des charrettes tir\u00e9es par des chevaux, tous partant dans la pr\u00e9cipitation, laissant tout derri\u00e8re eux. <br data-mce-bogus=\"1\"\/> <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"873\" height=\"651\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/refugees.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1146\" style=\"width:673px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/refugees.png 873w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/refugees-300x224.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/refugees-768x573.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 873px) 100vw, 873px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Photo \u00a9 ANLux 005-01-147<\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-1493425483334a2d338a71b3d6ea7184\">Le temps est compt\u00e9<\/h2>\n\n<p>Les personnes souhaitant fuir se r\u00e9unissaient \u00e0 des points de rendez-vous convenus. Pendant ce temps, on entendait le canon au loin. Cette fois, la fronti\u00e8re belge \u00e9tait ouverte, mais pour combien de temps encore? Il fallait partir vers l\u2019ouest, et vite.   <\/p>\n\n<p>Du 16 au 18 d\u00e9cembre, bien que faiblement \u00e9quip\u00e9 et en inf\u00e9riorit\u00e9 num\u00e9rique, le 110e r\u00e9giment d\u2019infanterie de la 28e division am\u00e9ricaine opposa une r\u00e9sistance farouche \u00e0 Clervaux, ralentissant l&rsquo;avanc\u00e9e allemande et gagnant un temps pr\u00e9cieux pour permettre aux renforts alli\u00e9s de se mobiliser. Cela donna \u00e9galement \u00e0 Pierre et aux convois luxembourgeois un pr\u00e9cieux d\u00e9lai suppl\u00e9mentaire pour mettre de la distance entre eux et l\u2019arm\u00e9e allemande avan\u00e7ante. <\/p>\n\n<p>Ne sachant pas \u00e0 quelle vitesse les troupes allemandes allaient progresser, Pierre incita ceux \u00e0 pied \u00e0 prendre le train aussi loin vers l\u2019ouest que possible. Bien que les trains fussent bond\u00e9s, beaucoup r\u00e9ussirent \u00e0 se faufiler \u00e0 bord des rares convois encore en circulation. Le groupe convenait de se retrouver plus loin, \u00e0 un point de ralliement pr\u00e9d\u00e9fini.  <\/p>\n\n<p>Ceux qui voyageaient en charrettes \u00e0 chevaux ou \u00e0 bicyclette empruntaient la route principale en direction de Houffalize, poursuivant vers La Roche, croisant d\u2019innombrables camions militaires am\u00e9ricains en route pour les lignes de front. Une longue procession de centaines de r\u00e9fugi\u00e9s s\u2019\u00e9tirait le long de la route, tous se dirigeant vers la s\u00e9curit\u00e9. <\/p>\n\n<p>La destination \u00e9vidente \u00e9tait Marloie et le r\u00e9seau de maisons s\u00fbres et de fermes de confiance mis en place par Jean Boever. L\u00e0, les convois pouvaient se reposer un moment, se r\u00e9approvisionner, et nourrir les chevaux. <\/p>\n\n<p>Le 19 d\u00e9cembre, l\u2019arm\u00e9e allemande reprit le contr\u00f4le de tout le nord du Luxembourg et la redout\u00e9e Gestapo fit son retour, pr\u00eate \u00e0 infliger la punition maximale aux populations locales et \u00e0 quiconque \u00e9tait suspect\u00e9 de soutenir les Alli\u00e9s. Durant ces six longues semaines d\u2019occupation, plus de 120 personnes furent arr\u00eat\u00e9es et 39 ex\u00e9cut\u00e9es ou d\u00e9port\u00e9es. Les fermes voyaient de nouveau leurs maisons et granges occup\u00e9es par les soldats allemands. Les habitants faisaient bonne figure, feignant la coop\u00e9ration tout en esp\u00e9rant secr\u00e8tement un retour rapide des Alli\u00e9s.   <\/p>\n\n<p>Si\u00e8ge de Bastogne<br\/>Le 20 d\u00e9cembre, quand les Allemands repouss\u00e8rent vers la Belgique et encercl\u00e8rent Bastogne, des \u00e9l\u00e9ments de la 101e division a\u00e9roport\u00e9e am\u00e9ricaine, renforc\u00e9s par la 10e division blind\u00e9e, d\u00e9fendirent la ville malgr\u00e9 l\u2019encerclement, le sous-effectif et la p\u00e9nurie de ravitaillement. Le si\u00e8ge fut finalement lev\u00e9 le 26 d\u00e9cembre, lorsque la 3e arm\u00e9e du g\u00e9n\u00e9ral Patton brisa les lignes allemandes pour lib\u00e9rer les d\u00e9fenseurs. Cet \u00e9pisode est souvent consid\u00e9r\u00e9 comme un tournant d\u00e9cisif pour les Alli\u00e9s dans la bataille des Ardennes.  <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1021\" height=\"773\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/MapBulge.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-1254\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/MapBulge.png 1021w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/MapBulge-300x227.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/MapBulge-768x581.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1021px) 100vw, 1021px\" \/><\/figure>\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Carte montrant l\u2019\u00e9tendue de la contre-offensive allemande en Belgique \u2013 <a href=\"https:\/\/padresteve.com\/wp-content\/uploads\/2009\/11\/botb-realmap.jpg\">Carte Padresteve<\/a><\/p>\n\n<p>Les groupes de refugi\u00e9s durent continuer vers l\u2019ouest. Le 21 d\u00e9cembre, les Allemands atteignirent d\u00e9j\u00e0 Rochefort, \u00e0 l\u2019ouest de Marloie, alors que les convois se dirigeaient vers Beauraing puis Dinant pour franchir le pont de la Meuse avant qu\u2019il ne soit ferm\u00e9 aux civils. Entre Dinant et Rochefort, seuls 30 km les s\u00e9paraient de l\u2019arm\u00e9e allemande.  <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-cdbd6f80387acc2685df5e65b23c0375\">Sur la route, ensemble<\/h2>\n\n<p>Le froid glacial compliquait encore davantage leur p\u00e9riple\u202f: les temp\u00e9ratures descendaient souvent bien en dessous de z\u00e9ro, aggravant les souffrances des r\u00e9fugi\u00e9s. Le 23 d\u00e9cembre, la brume persistante se dissipa enfin, laissant place \u00e0 un ciel bleu clair travers\u00e9 par des avions alli\u00e9s, venus appuyer les troupes au sol et frapper les positions et lignes de ravitaillement allemandes \u2014 un tournant crucial pour la bataille.   <\/p>\n\n<p>En approchant de Dinant, les r\u00e9fugi\u00e9s crois\u00e8rent de nombreux renforts britanniques convergeant vers le front pour repousser l\u2019arm\u00e9e allemande. L\u2019intensification de la pr\u00e9sence alli\u00e9e redonna espoir aux groupes. <\/p>\n\n<p>Ils dormirent sur les planchers d\u2019\u00e9coles, de fermes ou m\u00eame dans des granges. Des habitants g\u00e9n\u00e9reux et les <em>centres d\u2019accueil<\/em> pour r\u00e9fugi\u00e9s leur fournirent nourriture. Avec l\u2019argent qu\u2019ils avaient, ils achetaient ce qu\u2019ils pouvaient une fois leurs provisions \u00e9puis\u00e9es.  <\/p>\n\n<p>Apr\u00e8s avoir travers\u00e9 la Meuse, les r\u00e9fugi\u00e9s se dirig\u00e8rent vers Philippeville. Les 22 et 23 d\u00e9cembre, beaucoup se rassembl\u00e8rent dans un ch\u00e2teau \u00e0 Anth\u00e9e, autour d\u2019un grand feu, o\u00f9 un caf\u00e9 chaud les attendait. Des visages familiers surgirent, leur offrant du r\u00e9confort.  <\/p>\n\n<p>\u00c9puis\u00e9s, une soixantaine de r\u00e9fugi\u00e9s pass\u00e8rent la nuit sur le plancher d\u2019une \u00e9cole chauff\u00e9e \u2014 un soulagement apr\u00e8s des jours de froid et d\u2019incertitude. Dans les jours qui suivirent, ils se r\u00e9partirent en groupes plus petits, facilitant l\u2019acc\u00e8s \u00e0 un toit. Certains trouv\u00e8rent m\u00eame du travail dans des fermes en \u00e9change de repas et d\u2019un toit.   <\/p>\n\n<p>Un r\u00e9cit journalier d\u00e9taill\u00e9 du p\u00e9riple de Pierre Kergen vers la s\u00e9curit\u00e9 figure dans son livre de 2002 : Kriegserinnerungen eines Oeslinger Resistenzlers.<\/p>\n\n<p>Fin d\u00e9cembre, Pierre\u202fSchon et Pierre\u202fKergen \u2014 tous deux surnomm\u00e9s affectueusement \u00ab\u202f<em>Pierchen<\/em>\u202f\u00bb (\u00ab\u202fpetit Pierre\u202f\u00bb) \u2014 d\u00e9cid\u00e8rent de prendre le train vers Charleroi. Leur premi\u00e8re halte fut un centre d\u2019accueil, o\u00f9 ils pr\u00e9sent\u00e8rent leurs cartes de r\u00e9fugi\u00e9s et re\u00e7urent des bons alimentaires cens\u00e9s durer dix jours \u2014 qu\u2019ils \u00e9puis\u00e8rent en moins de deux jours !   <\/p>\n\n<p>Cette nuit-l\u00e0, ils dormirent enti\u00e8rement v\u00eatus dans l\u2019auberge de la ville, sans frais. Le lendemain, ils s\u2019aventur\u00e8rent en ville, profitant de l\u2019atmosph\u00e8re anim\u00e9e et des vitrines, une sensation inconnue apr\u00e8s des mois de cachette dans les Ardennes. <\/p>\n\n<p>Quelques jours plus tard, ils prirent le train jusqu\u2019\u00e0 Bruxelles, o\u00f9 ils revinrent au centre d\u2019accueil pour obtenir d\u2019autres bons alimentaires. Ils avaient pr\u00e9vu de poursuivre jusqu\u2019\u00e0 Anvers, mais renonc\u00e8rent en apprenant que la ville \u00e9tait encore vis\u00e9e par les bombes volantes V\u20111, qui terrorisaient aussi les civils londoniens. <\/p>\n\n<p>Ces escales furent une distraction bienvenue, mais les deux hommes s\u2019inqui\u00e9taient toujours pour leurs familles, \u00e0 nouveau sous contr\u00f4le allemand dans les Ardennes luxembourgeoises. Pendant son s\u00e9jour \u00e0 Bruxelles, Pierre Schon a profit\u00e9 de l&rsquo;occasion pour retrouver Alphonse Rodesch et se rendre \u00e0 l&rsquo;ambassade afin de discuter des autorisations de voyage n\u00e9cessaires pour le retour des r\u00e9fugi\u00e9s luxembourgeois dans leur pays. \u00c0 l&rsquo;\u00e9poque, la r\u00e9gion des Ardennes \u00e9tait divis\u00e9e en plusieurs zones militaris\u00e9es, ce qui rendait les autorisations de d\u00e9placement obligatoires.  <\/p>\n\n<p>Fin d\u00e9cembre, des nouvelles de la lib\u00e9ration de Bastogne et des avanc\u00e9es alli\u00e9es contre les Allemands commenc\u00e8rent \u00e0 filtrer. Cela redonna foi et espoir aux deux hommes, qui envisag\u00e8rent bient\u00f4t de revenir chez eux. <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-c7effba80de4c308e2295457b0f53519\">Retour au pays<\/h2>\n\n<p>Dans la derni\u00e8re semaine de janvier, de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s entam\u00e8rent le retour au Luxembourg. Sur leur route, ils furent choqu\u00e9s par la destruction massive qu\u2019ils d\u00e9couvrirent dans des villes comme La Roche ou Houffalize, signes des combats acharn\u00e9s et des bombardements intensifs. Ils ne s\u2019attendaient pas \u00e0 une d\u00e9vastation aussi s\u00e9v\u00e8re.<br\/><br\/>Ils se demand\u00e8rent ce qu\u2019ils trouveraient en revenant chez eux, dans les Ardennes luxembourgeoises. Pierre atteint finalement la ferme familiale le 1er f\u00e9vrier 1945. Six semaines d\u2019exp\u00e9rience \u00e9prouvante\u2026     <\/p>\n\n<p>\u00c0 l\u2019arriv\u00e9e, plusieurs maisons en p\u00e9riph\u00e9rie de Doennange avaient \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites par l\u2019artillerie. Une douzaine de chevaux morts jonchaient un champ dominant le village\u202f: Pierre a aid\u00e9 de les enterrer. Un canon am\u00e9ricain \u00e9tait encore install\u00e9 sur la colline au-dessus de la ferme. Les environs \u2014 Wiltz, Clervaux, Troisvierges, Ettelbruck, Diekirch \u2014 avaient \u00e9t\u00e9 ravag\u00e9s par des combats acharn\u00e9s et les bombardements.    <\/p>\n\n<p>Lorsque l\u2019Allemagne lan\u00e7a sa contre-offensive, son fr\u00e8re a\u00een\u00e9, Nic, attela rapidement la charrette \u00e0 chevaux pour rejoindre les convois fuyant vers la Belgique. Encore traumatis\u00e9 par son arrestation et son interrogatoire r\u00e9cents par la Gestapo, il recherchait la s\u00e9curit\u00e9 pour lui-m\u00eame, sa femme Albertine, leur fille de quatre ans Clothilde, et leur b\u00e9b\u00e9 de trois mois, Ferdinand. Avec la neige qui couvrait les routes et Ferdinand manifestant des signes d\u2019infection pulmonaire, le voyage \u00e9tait p\u00e9rilleux. Un fermier belge bienveillant, pr\u00e8s de Gouvy, les accueillit. Tragiquement, Ferdinand d\u00e9c\u00e9da deux semaines plus tard, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 les antibiotiques n\u2019\u00e9taient pas encore largement disponibles, surtout pas dans une Europe d\u00e9vast\u00e9e. Il fut enterr\u00e9 dans un petit cercueil au bord du cimeti\u00e8re local, en attendant de pouvoir \u00eatre rapatri\u00e9 \u00e0 Doennange, pour reposer au cimeti\u00e8re familial.     <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-d70ed3b4e8117a6858845c78359e4850\">Rafle des SS<\/h2>\n\n<p>Les atrocit\u00e9s perp\u00e9tr\u00e9es par la SS se poursuivirent jusqu\u2019au printemps 1945.<br\/><br\/>Le 24 d\u00e9cembre 1944 (veille de No\u00ebl), en repr\u00e9sailles \u00e0 une attaque commise quelques mois auparavant par des maquisards belges \u2014 qui avait co\u00fbt\u00e9 la vie \u00e0 trois soldats allemands en septembre \u2014 34 civils du village de <a href=\"https:\/\/24grammata.com\/massacres-and-atrocities-of-world-war-ii\">Bande<\/a> furent ex\u00e9cut\u00e9s par le Sicherheitsdienst (SD), la branche renseignement et s\u00e9curit\u00e9 de la SS. Lors de la r\u00e9occupation durant l\u2019offensive des Ardennes, les victimes furent arr\u00eat\u00e9es, conduites dans une cave situ\u00e9e le long de la route N4, puis fusill\u00e9es syst\u00e9matiquement. Leurs corps furent laiss\u00e9s sur place. Leurs corps furent laiss\u00e9s sur place. <\/p>\n\n<p>Un seul homme surv\u00e9cut : L\u00e9on Praile, qui s\u2019enfuit dans les bois. Lib\u00e9r\u00e9 par les Britanniques le 10 janvier 1945, les corps furent retrouv\u00e9 par une \u00e9quipe militaire belgo-canadienne ; les victimes furent r\u00e9inhum\u00e9es lors d\u2019un service fun\u00e8bre collectif le 18 janvier 1945. Bande est l\u2019une des zones o\u00f9 Pierre Schon et son maquis furent actifs.   <\/p>\n\n<p>Le massacre de Sonnenburg (aujourd\u2019hui S\u0142o\u0144sk, en Pologne) eut lieu dans la nuit du 30 au 31 janvier 1945, quelques jours seulement avant l\u2019arriv\u00e9e des troupes sovi\u00e9tiques. \u00c0 l\u2019approche de l\u2019arm\u00e9e rouge, des SS ex\u00e9cut\u00e8rent 819 prisonniers dans la prison de Sonnenburg, dont 91 jeunes Luxembourgeois qui avaient \u00e9t\u00e9 conscrits de force dans l\u2019arm\u00e9e allemande, puis arr\u00eat\u00e9s pour r\u00e9sistance ou d\u00e9sertion. Parmi les autres victimes figuraient des Fran\u00e7ais, N\u00e9erlandais, Belges, Polonais, Russes et des Yougoslaves.  <\/p>\n\n<p>L\u2019ex\u00e9cution collective, un ultime acte de r\u00e9pression, visait \u00e0 faire taire toute r\u00e9sistance et \u00e9liminer les t\u00e9moins. Les prisonniers furent abattus dans la cour de la prison, leurs cadavres laiss\u00e9s sur place jusqu\u2019\u00e0 ce que les Sovi\u00e9tiques lib\u00e8rent le site le 2 f\u00e9vrier 1945, ne retrouvant que quatre survivants.  <\/p>\n\n<p>Ce massacre demeure l\u2019un des \u00e9v\u00e9nements les plus tragiques de l\u2019histoire du Luxembourg. Il est comm\u00e9mor\u00e9 chaque ann\u00e9e, tant au Luxembourg qu\u2019en Pologne, \u00e0 travers des c\u00e9r\u00e9monies et des d\u00e9p\u00f4ts de gerbes \u00e0 Luxembourg-ville et \u00e0 S\u0142o\u0144sk.<br\/><br\/>La guerre, barbare et implacable, ne fait pas de vainqueurs v\u00e9ritables\u202f: seuls les survivants subsistent. Ces deux exemples illustrent qu\u2019au c\u0153ur de l\u2019oppression, l\u2019aspiration \u00e0 la libert\u00e9 triomphe de tout, mais le prix humain est inestimable.  <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-be24d00558ed035977b54fc6fde5db75\">Gratitude \u00e9ternelle<\/h2>\n\n<p>En 1998, Don Toye, de l\u2019Oregon \u2014 l\u2019un des aviateurs am\u00e9ricains abattus au-dessus du Luxembourg en 1944 \u2014 revint rencontrer les survivants du groupe LPL Nord qui l\u2019avaient aid\u00e9 54 ans plus t\u00f4t \u00e0 \u00e9chapper \u00e0 l\u2019arrestation. Malgr\u00e9 le temps \u00e9coul\u00e9, leur immense reconnaissance restait intacte et perdure encore aujourd\u2019hui. Un remerciement sinc\u00e8re est adress\u00e9 aux lib\u00e9rateurs am\u00e9ricains et du Commonwealth, ainsi qu\u2019un respect profond et \u00e9ternel aux plus de cent mille soldats alli\u00e9s qui ont donn\u00e9 leur vie pour lib\u00e9rer l\u2019Europe de l\u2019Ouest de l\u2019oppression nazie \u2014 afin que nous puissions profiter de la libert\u00e9, un droit trop souvent consid\u00e9r\u00e9 comme acquis, simplement parce que nous ne connaissions rien d\u2019autre.   <\/p>\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-vivid-cyan-blue-color has-text-color has-link-color has-medium-font-size wp-elements-10a96c0f4d052944aa5a41dcb9b83401\">Galerie<\/h2>\n\n<p>Ci\u2011dessous, des photos de la lib\u00e9ration initiale du Nord luxembourgeois par l\u2019arm\u00e9e am\u00e9ricaine, prises par un photographe militaire US\u202f:<\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"677\" data-id=\"822\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/TroisViergesLiber-1024x677.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-822\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/TroisViergesLiber-1024x677.png 1024w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/TroisViergesLiber-300x198.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/TroisViergesLiber-768x508.png 768w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/TroisViergesLiber.png 1101w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"658\" data-id=\"821\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/Clervaux-rest-1024x658.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-821\" 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du 16 d\u00e9cembre 1944 au 25 janvier 1945, prises par un photographe militaire am\u00e9ricain. <\/p>\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"830\" height=\"623\" data-id=\"833\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/DECounteroff.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-833\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/DECounteroff.png 830w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/DECounteroff-300x225.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/DECounteroff-768x576.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 830px) 100vw, 830px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"664\" data-id=\"832\" 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wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"645\" data-id=\"834\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/UStroopsWait-1024x645.png\" alt=\"\" class=\"wp-image-834\" srcset=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/UStroopsWait-1024x645.png 1024w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/UStroopsWait-300x189.png 300w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/UStroopsWait-768x484.png 768w, https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/UStroopsWait.png 1107w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"892\" height=\"723\" data-id=\"835\" src=\"https:\/\/www.pierre-schon.lu\/wp-content\/uploads\/2025\/05\/UStroopsmoving.png\" 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